Comment agrandir une maison de ville en la reconnectant à son jardin ? À Charenton-le-Pont, dans le Val-de-Marne, nous avons imaginé une extension qui efface la limite entre le dedans et le dehors et fait entrer la nature dans la maison.

De larges baies vitrées et des puits de lumière (velux) transforment l'extension en une pièce baignée de verdure. Depuis la table, on vit au rythme du grand arbre et du jardin dedans comme dehors.

Le jardin n'est pas qu'un décor : c'est aussi un atout thermique. L'effet le plus efficace, c'est l'ombre — un arbre bien placé bloque le soleil avant qu'il n'atteigne les vitrages et limite nettement la surchauffe. La végétation rafraîchit aussi l'air à ses abords. Associé à des protections solaires et à une bonne ventilation, ce végétal contribue à réduire les besoins en climatisation et à améliorer le confort d'été — un enjeu de plus en plus important.
La maison se situe en secteur protégé : l'extension a été conçue en dialogue avec l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) pour s'intégrer avec finesse dans l'environnement urbain. Autre défi majeur : un accès au terrain très contraint, qui a compliqué toute la logistique du chantier.
C'est au-dessus de la fourchette habituelle (2 800–3 800 €/m²) et c'est justifié : l'accès difficile et la nature du terrain ont imposé des fondations profondes. Être transparent sur ces surcoûts fait partie de notre rôle : mieux vaut les anticiper dès l'étude de faisabilité.


Au-delà de l'extension, la maison a été rénovée dans une logique durable : isolation en fibre de bois (un matériau biosourcé, performant l'hiver comme l'été) et remplacement des fenêtres. À la clé, un logement plus confortable et une étiquette énergétique qui passe du DPE E à C.

Un projet d'extension, même sur un terrain compliqué ou en secteur protégé ? Parlons-en dès l'étude de faisabilité.